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Hasard ou coïncidence, l’hypnose s’est particulièrement développée dans l’univers pédiatrique en région parisienne (Trousseau, Robert Debré). Il y a probablement plusieurs raisons à cela. Tout d’abord, l’enfant a une propension naturelle à l’état hypnotique (cela ressemble à de l’hypnose à partir de 5-6 ans, ou un peu avant selon le développement de chacun) qui se développe jusqu’à l’adolescence. Cette facilité rend le travail avec les enfants souvent plus rapide (c’est une dimension importante à l’hôpital) et particulièrement efficace. Pour les enfants les plus jeunes (nouveau-né, nourrisson), beaucoup de stratégies usuelles sont de nature « hypnotique », tels le bercement, les caresses, le chant, les solutions sucrées, la tétée, qui sont des stimulations sensorielles portant naturellement à la dissociation par l’absorption. Cela s’apparente à du détournement d’attention itératif . Il y a une autre raison au développement préférentiel de l’hypnose dans l’univers pédiatrique: ces secteurs de soins sont souvent en avance par rapport aux structures qui prennent en charge des adultes dans la recherche du confort optimal… Constat qui ne rend pas hommage aux nombreuses démarches très dynamiques de certaines structures adultes. Ce n’est qu’une généralisation. Cette conjonction favorise manifestement le développement de cet outil chez l’enfant. Techniquement, l’approche des enfants est plus directe, souvent inspirée des méthodes classiques, en mettant l’accompagnement par un adulte sous la forme naturelle qu’elle doit occuper, c'est-à-dire plutôt directive. Cette généralisation n’empêche aucunement le thérapeute de prendre en compte de façon active tout ce que l’enfant amène et de le lui rendre sous une forme plus directe. Les enfants vont vite, tant dans le processus hypnotique (approche plus directe et plus classique qui va plus vite) que dans la résolution de leurs problèmes. Ils sont dotés en général d’une souplesse physique autant que psychologique qui leur permet de naviguer efficacement dans les états modifiés de conscience. On remarque d’ailleurs que cette souplesse va s’amenuisant avec l’âge. Effectivement, au contraire chez les sujets les plus âgés, la profondeur de l’état modifié de conscience a tendance à être moins importante avec des temps de transition plus longs, sans que cela n’ait d’impact (pas de lien directe entre profondeur de transe et bénéfice thérapeutique) sur le succès final du traitement. La thérapie brève représentée par l’hypnose devient encore plus brève avec les enfants pour des sujets équivalents. Cela est évidemment à relativiser en fonction de la nature de la plainte et du contexte. Le côté directif de l’accompagnement des enfants reste cependant extrêmement respectueux et ludique, c’est une condition sine qua non de succès de la démarche… il faut être prêt à jouer et à faire un peu ou beaucoup le clown dans certaines circonstances pour tirer pleinement profit du jeu de la guérison que présentent si spontanément les enfants. Il n’y a cependant, comme toujours en hypnose, pas de recette toute prête qui permette de satisfaire tout le monde. La créativité et l’adaptation à la situation particulière sont indispensables aussi. J’ai remarqué qu’il était parfois difficile de se familiariser avec l’approche des enfants lorsque l’on se forme et que l’on a pas forcément l’expérience du contact avec les enfants. Le changement de rythme qui peut être nécessaire dans la nature de l’accompagnement des enfants n’étant pas forcément évident et l’information pratique étant plutôt rare sur ce point (en formation point d’exercices avec des enfants à part les siens de retour à la maison et cela est il représentatif?) je vais tâcher de décrire quelques aspects techniques qui me paraissent utiles d’un point de vue pratique pour ceux qui pratiquent déjà un peu ou souhaitent s’y mettre avec les enfants. Aspects techniques de l’approche des enfants, pour les praticiens
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L’Hypnose chez l’enfant |



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Photo de sara Heinrichs |
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Quoi de plus beau qu’un bébé qui dort? |